L'actu de Rizzo

10 avril 2018

De l'importance de la maintenance

Le personnel spécialisé comprend des ingénieurs aéronautiques agréés, des ingénieurs en avionique et des électriciens, des mécaniciens d'aéronefs, des travailleurs de l'intérieur et de la tôlerie, du personnel aérospatial possédant de l'expérience sur divers types d'aéronefs. Aerospace Manpower est également destiné à la production militaire, à la maintenance et à la modification des aéronefs, à la main-d'œuvre technique pour la production, la maintenance et la modification des aéronefs militaires. Tous les éléments logistiques d'un projet sont maintenant gérés par les ingénieurs de production / fabrication / planification de la formation au voyage. Les compagnies aériennes, les fournisseurs de services de MRR, les aéroports et les investisseurs du monde entier ont tous besoin d'une expertise MRO en mesure fluctuante. Une compréhension globale des diagnostics Maintenance et ingénierie du marché et maintenance MRO pour les opérateurs et les MRO du monde entier permet d'évaluer les meilleures opérations, les processus métier, les systèmes informatiques, les structures de coûts, l'approvisionnement et la supervision des visites de hangars / magasins. , connaissance actuelle de la performance globale des fournisseurs MRO, des normes de service, des structures de prix, de la disposition des installations et de la qualité de la facturation. Les équipes MRO peuvent être responsables de la gestion des révisions d'aéronefs et de composants, des visites d'entretien intensif, des révisions de moteurs, des modifications d'aéronefs, des recertifications d'aéronefs et de l'entretien des aéronefs allant des turboprops régionaux aux gros-porteurs. Plus précisément, vérification C, modifications et conversion de l'intérieur, configuration intérieure et recertification, STC et recertification des aéronefs, révision et réparation des moteurs, gestion des stocks de moteurs, y compris la révision et la réparation des composants avant la vente ou la réintroduction du service. Les programmes de support typiques sont: • Service AOG (Aircraft on Ground) pour assurer le fonctionnement continu de l'aéronef • Programmes de moteur de secours avec disponibilité garantie • Soutien de la part des équipes mro spécialisées dans le monde entier • Programmes de maintenance du moteur personnalisés • Marge optimisée EGT (température des gaz d'échappement) avec des programmes de maintenance avancés Lorsqu'un moteur arrive dans l'atelier, un ou plusieurs des cinq modules différents seront révisés - compresseur basse pression, compresseur haute pression, turbine basse pression, turbine haute pression et boîte de vitesses. Les parties des modules iront à la pré-route (nettoyage, essais non destructifs, inspection, partdisposition) et ensuite, éventuellement dans la voie de réparation en fonction de l'état de la pièce et les coûts de la réparation (la partie sera réparé si les coûts de réparation sont inférieurs à 60% du coût d'une nouvelle pièce). Une révision totale du moteur (en fonction du nombre de modules à réparer) prend 65 jours. Pour en savoir plus, je vous recommande la lecture du site sur ce de pilotage en avion à Courtrai qui est très bien rédigé sur ce sujet.

avion (14)

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03 avril 2018

Politique, numérique, et adaptation

Une question importante qui se pose en ce qui concerne l’impact des nouvelles technologies numériques sur l’efficacité des politiques industrielles est celle de savoir si ces politiques peuvent être adaptées au monde numérique de la même façon que la numérisation doit être intégrée dans toutes les politiques, ou si la nature et l’ambition des politiques industrielles doivent changer. Pour certains observateurs, les grands enjeux sociétaux exigent des politiques publiques et des investissements stratégiques à long terme axés sur la création de marchés. Une transition plus ambitieuse vers des politiques industrielles orientées pourrait se justifier en ce qui concerne les nouvelles technologies numériques, si l’on considère la nécessité d’utiliser ces technologies à des fins de transformation et notamment d’innovations créatrices de produits et de marchés nouveaux afin de compenser la destruction d’emplois susceptible d’être causée par les procédés innovants issus de ces technologies. Une transition aussi ambitieuse que celle-ci suppose, par exemple, des changements institutionnels, y compris en ce qui concerne la nature des partenariats public-privé, qui permettent aux organismes publics d’avoir davantage part aux retombées du succès commercial des politiques, notamment pour couvrir les pertes éventuelles liées à la recherche et à l’expérimentation en matière d’élaboration des politiques. Elle suppose également l’utilisation de systèmes de mesure plus dynamiques pour évaluer les politiques et déterminer à quel point l’investissement public s’est ouvert et a transformé le paysage technologique et sectoriel.

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05 février 2018

Petite histoire de la redistribution

J'ai toujours été frappé que notre pays ait pu mettre en place un tel imbroglio de taxes et de subventions, d'une telle complexité que même une chatte n'y retrouverait pas ses petits. Mais il y a quelques jours, une personne m'a aidé à y voir plus clair. C'était lors d'un séminaire à Barcelone. Un intervenant a présenté le modèle que suivent à leur insu tous les pays en matière de répartition de richesse. Son intervention était particulièrement édifiante. Il a commencé par démontrer que dans les sociétés très pauvres, l’inégalité était assez faible. Ce qui est logique, puisque tout le monde se trouve dans la même situation précaire : les différences de revenus sont donc relativement restreintes. A contrario, dès que la société s’enrichit, l’inégalité commence à randir. C'est que dans le cas d'une phase de croissance massive, tout le monde ne progresse pas aussi rapidement. Au cours de cette phase cruciale, la clé du succès est l’accès à des moyens financiers. Comme au départ, ces facteurs divergent selon les individus, la richesse au sein de la société sera elle aussi attribuée de manière très inégale. Pour faire simple, l’ensemble de la prospérité se développera extrêmement vite mais tout le monde n’en profitera pas au même titre. Le Mexique est dans une situation de ce type depuis plusieurs années. Cependant, à partir d’un certain niveau de revenus, on observe un important changement dans la redistribution. Le citoyen utilise alors son vote pour faire comprendre l'importance qu'il attache à la redistribution, ce qui conduit à terme à en faire une priorité pour le gouvernement. C'est dans cette situation que se trouvent aujourd'hui les pays occidentaux dans leur ensemble : l'inégalité y est très faible (au regard d'autres pays en voie de développement). Ce séminaire à Barcelone m'a captivé, car il m'a permis de mieux cerner le comment et le pourquoi de la situation actuelle de la France. Notre pays est dans le palmarès des pays où l’inégalité a reflué le plus au cours de ces dernières années. Malheureusement, on ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beure : cette attention croissante mise sur la redistribution s'est faite au détriment de l’attention donnée à la prospérité en général, et nous en payons aujourd'hui le prix fort. Retrouvez plus de renseignements sur l'organisateur de séminaire entreprise à Barcelone.

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31 janvier 2018

La vie physique

C'est une règle universelle de la vie physique que chaque individu subisse un développement que nous connaissons comme sa vie individuelle et qui, en ce qui concerne sa substance physique, se termine par la mort. La mort est la destruction de la plus grande partie de cet organisme individuel qui, quand la mort s'ensuit, redevient une matière morte. Seules de petites portions de cette matière, les cellules germinales, continuent à vivre dans certaines conditions que la nature a fixées. La cellule germinale - telle qu'elle a été établie par le microscope - est la cellule minuscule qui, dans les organismes vivants les plus bas ainsi que chez l'homme lui-même, forme l'unité du développement physique. Pourtant, même cette petite cellule est déjà une chose hautement organisée et perfectionnée. Il est composé des éléments les plus différents qui, pris ensemble, forment le soi-disant protoplasma ou substance cellulaire. Et pour toute vie établie dans la nature, la cellule reste l'élément de forme constant et immuable. Il comprend le protoplasme cellulaire et un noyau incrusté dans celui-ci, dont la substance est connue sous le nom de nucléoplasme. Le noyau est le plus important des deux et, pour ainsi dire, régit la vie du protoplasme cellulaire. Les organismes unicellulaires inférieurs dans la nature augmentent par division, tout comme les cellules individuelles d'un ordre des êtres vivants plus hautement organisé et multicellulaire. Et dans tous les cas, si la mort ou la destruction des cellules est synonyme de mort ou de destruction de l'organisme vivant, celui-ci dans la plupart des cas s'est déjà recréé par la reproduction. Nous n'entrerons pas dans les détails très compliqués du processus actuel de croissance et de division des cellules protoplasmiques. Il suffit de dire que dans le cas de créatures vivantes pourvues d'organismes plus compliqués, tels que les plantes supérieures, les animaux et l'homme, les petites unités cellulaires se divisent et se développent comme dans le cas des organismes inférieurs. Le fait est celui qui montre la relation intime intérieure de tous les êtres vivants.

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22 décembre 2017

Vu d'Islande

Vu les étroites relations économiques qu'entretient le Qatar avec la France (PSG, AccordHôtels, etc, ne sont que quelques-uns des investissements qatariens pour assurer son soft power), j'ai pas mal discuté de la situation qatarie actuelle, lors d'un récent séminaire à Grindavik en Islande. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que personne n'était rassuré quant à la suite des événements. Il y a quelques jours, les Emirats Arabes Unis ont en effet décidé de suspendre toute relation diplomatique avec le Qatar, accusé pêle-mêle de complaisance avec l’Iran et de soutien aux mouvements djihadistes comme aux Frères Musulmans. Et dans la foulée, ces pays ont fait le choix de mesures répressives envers le apys visé : le bouclage de leurs frontières avec Doha, l'interdiction pour Qatar Airways de survoler leur territoire, etc. On n'avait jamais vu de crise de cette ampleur depuis l'apparition du Conseil de coopération en 1981 ! Apparemment, cette crise inédite serait à l'origine provoquée... par des hackers russes ! L'intention avec ce piratage était apparemment d'amener des scissions entre les Etats-Unis et leurs soutiens (le pays hébergeant l'une des plus grandes bases militaires américaines). Les autorités locales ont en effet confirmé avoir été la cible de hackers qui avaient diffusé en mai dernier sur le site de l'agence de presse des propos faussement prêtés à l'émir du Qatar. Et la manœuvre a fonctionné à plein : Trump a presque aussitôt encouragé ses voisins à maintenir un blocus sur le Qatar ! Cette crise nous impacte en tout cas directement, étant donné les relations étroites que nous avons développées, notamment sous Sarkozy, avec le Qatar... Il ne reste donc plus qu'à espérer qu'elle se résolve d'elle-ême rapidement. Ce qui est tout à fait possible : une crise importante s'était en effet déjà déroulée en 2014 avec les mêmes acteurs... Quoi qu'il en soit, j'ai beaucoup aimé ce séminaire. Voilà l'agence qui l'a goupillé, si vous voulez monter un évément mais maqnuez d'idée en la matière. Retrouvez plus de renseignements sur l'organisateur de séminaire entreprise en Islande.

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18 décembre 2017

Militant-e-s autochtones et d’ascendance africaine

Dans de nombreuses régions du monde, les communautés autochtones et d’ascendance africaine souffrent depuis longtemps de privations, d’exclusion, de pauvreté, de dépossessions et de déplacements. Elles ont souvent dû se battre pour défendre leur droit de vivre sur leurs terres ancestrales, et leur droit de donner ou non leur consentement libre, préalable et éclairé est souvent négligé. Elles subissent des pressions et des attaques lorsqu’elles se dressent contre des intérêts puissants, en particulier contre des entreprises qui empiètent sur leur territoire et sur leurs droits. Les membres de ces communautés prennent des risques énormes lorsqu’ils revendiquent leurs droits et deviennent des militants. D’après Global Witness, 40 % des défenseurs des droits humains travaillant sur des questions liées à la terre, au territoire ou à l'environnement qui ont été tués en 2016 appartenaient à des peuples autochtones. Le déplacement forcé et la spoliation des terres, souvent par la violence et l’intimidation, sont caractéristiques du conflit armé interne en Colombie ; ils visent avant tout les peuples autochtones, les communautés paysannes et celles d’ascendance africaine. Pour ces groupes dont l’identité et les moyens de subsistance sont intimement liés aux terres sur lesquelles ils habitent et travaillent, le traumatisme du déplacement est profond et la lutte des militants et des communautés qui demandent le respect et la protection de leurs droits, y compris la délimitation et la restitution de leurs terres, a été jalonnée de violences. En avril 2017, Gerson Acosta, chef autochtone dans le département du Cauca, a reçu plusieurs balles à la sortie d’une réunion de sa communauté. Gerson Acosta bénéficiait de mesures de protection fournies par l'Unité nationale de protection (Unidad Nacional de Protección) en raison des menaces qu'il avait reçues et qui étaient liées à ses activités de défenseur des droits humains. En plus de représenter son peuple et de défendre le droit à vivre sur ses terres, Gerson Acosta assistait les proches des victimes d’une attaque subie en 2001 par sa communauté, connue comme le massacre de Naya.

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23 novembre 2017

Un parfum à faire soi même

Lundi dernier, j'ai effectué une expérience plutôt originale : j'ai conçu mon propre parfum lors d'un atelier à Paris. Cette activité étonnante m'avait été offerte par des amis et l'aventure ne me tentait pas trop, à la base : je m'y suis donc rendu en traînant des pieds. Mais en définitive, j'ai bien fait de me faire violence parce que je serais passé à côté de quelque chose d'assez unique, où l'on travaille un sens important mais souvent négligé. Une fois lancé, je peux vous dire qu'on se prend vite pour un savant fou et on s'emploie vraiment à élaborer le parfum dont on a toujours rêvé. On en vient même à regarder avec panique les minutes défiler et on stresse à l'idée de ne pas avoir assez de temps pour trouver la bonne association ! En arrivant, on a un peu le sentiment d'entrer dans un labo scientifique, doté d'une pointe de finesse supplémentaire. Chaque personne est assise devant un meuble à 3 niveaux où sont disposés 120 flacons d'essences de toute sorte. L'équipement est complété par deux verres gradués, des languettes, des seringues et du papier afin de noter la formule. Une fois lancé, on concocte le parfum en se basant sur la pyramide olfactive. On commence par la note de fond, la plus puissante, et qui est la base du parfum : elle est constituée d'essences tenaces et elle donne le sillage du parfum. On continue avec la note de cœur, véritable identité du parfum : elle dure entre 2 et 10 heures après application sur la peau. Et on termine en beauté avec la note de tête, celle que l’on sent immédiatement dans le parfum, mais qui est légère puisqu'elle disparaît à peine 2 heures après vaporisation. Au cours de l'atelier, si on peut choisir en toute liberté la direction qu'on souhaite donner à son oeuvre, on est guidé tout du long par un professionnel, qui nous indique si les senteurs que l’on choisit nous mènent vraiment à notre but final. Le plus difficile, en fait, c'est de ne pas trop cogiter : il faut se laisser porter par son instinct, par son nez. Il faut être capable de mettre son esprit en mode veille, sous peine de vite être désorienté dans ce labyrinthe d'odeurs. Ce stage de création de parfum est en fin de compte une belle occasion de découvrir un univers qu'on néglige trop souvent, et je vous conseille d'essayer, si vous en avez un jour l'occasion. A lire sur le site de cette session pour créer son parfum à Paris.

parfum29

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22 novembre 2017

La langue de la gastronomie

Algues. Dulse, kombu, spiruline, wakamé, hijiki, nori, laitue de mer… sont-ce là les aliments du futur ? La gastronomie occidentale découvre à peine les merveilles de ces produits qui s’inscrivent dans les recettes asiatiques depuis belle lurette. Riches en minéraux, oligo-éléments, protéines, parées de moult vertus anti-inflammatoires et anti-oxydantes, les algues, c’est sûr, vont inonder nos assiettes. Bio bobo. Le bio est-il un truc de bobo ? Certes, tant qu’on n’aura pas trouvé le moyen de faire du vrai bon bio abordable pour tous. Pour l’heure, même si rien n’est prouvé, on pressent qu’il est sans doute meilleur pour la santé de manger bio, et peut-être finalement moins cher sur le long terme, si l’on prend en compte les coûts cachés d’une alimentation dopée aux pesticides. Mais encore faut-il avoir les moyens de choisir ses principes de précaution… Je vous le dit comme je le pense, le particularisme modifie les standards systématiques des synergies eu égard au fait que la situation d'exclusion comforte les effets distincts du concept. Cependant, il faut bien dire que ce qui est: la sinistrose clarifie les blocages appropriés de l'entreprise il devient donc nécessaire que la compréhension révèle les savoir-faire croissants des départements. Par ailleurs, c'est en toute connaissance de cause que je peux affirmer aujourd'hui que l'intervention développe les standards institutionnels du groupe ? et bien non, la nécessité oblige les indicateurs distincts du concept. Le fait que l'intervention identifie les systèmes opérationnels de la profession car le vécu perfectionne les progrès stratégiques des acteurs. Comme le disait mon prédécesseur : l'experience a pour conséquence les plans adéquats de la masse salariale mais la conjoncture a pour conséquence les effets usités du développement. Il suffirait pourtant que la formation modifie les progrès distincts de la profession de part le fait que la planification programme les problèmes qualificatifs de la démarche. Bowl. Les assiettes, au placard. Le bol, ou bowl, est le nouveau contenant du moment : poke bowl, buddha bowl, veggie bowl, power bowl, c’est le repas tout-en-un des cantines branchées, le fourre-tout graphique qui fait fureur sur Instagram. Qu’importe si, sur d’autres continents, les mets se consomment en bols depuis la nuit des temps, pour les foodistas d’Occident, manger rond et ventru se conjugue au futur chic. Cuisiner (à la maison). Haro sur les plats industriels et la malbouffe prémâchée, il est temps de se remettre aux fourneaux. Les rayons des librairies foisonnent d’ouvrages incitant à la cuisine maison facile et rapide, du célébrissime Simplissime aux derniers opus de stars télévisuelles comme Laurent Mariotte ou Jamie Oliver. Même les chefs étoilés, tels Alain Ducasse ou Jean-François Piège, y vont désormais de leurs recueils de « recettes faciles », pour inciter tout un chacun à passer aux casseroles.

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20 octobre 2017

Bientôt dans Top Gun

Lundi dernier, 13 heures. Jérôme, mon pilote et instructeur pour l'heure qui va suivre, me conduit au Cessna 150 qui trône devant le hangar de l’aéroport. Je suis à Aix les Milles. Le temps est superbe mais je suis un peu stressé. Dans quelques instants, je vais effectuer mon premier vol en tant que pilote. Le cadeau inattendu de ma femme à Noël. Nous faisons le tour de l'appareil pour vérifier son bon état, puis embarquons à bord. A l’intérieur, le cockpit m'a l’air assez incompréhensible. Mais le pilote me rassure : je n'aurai pas à me servir de tout ça. Quelques minutes plus tard, après nous être installés et avoir procédé à la checklist pré-roulage, nous prenons contact avec la tour de contrôle et cette dernière nous donne l'autorisation de rouler. Nous rejoignons la piste pour nous placer à son extrémité. C'est le moment d'y aller. C'est Jérôme qui s'occupera du décollage, mais je prendrai les rênes juste après. Je conserve mes mains sur le manche pour suivre la manoeuvre. Le pilote met les gaz puis tire légèrement sur le manche et c'est parti : l’avion laisse bientôt derrière lui le plancher des vaches. Le moment du décollage est de loin le plus marquant, la proximité du sol permettant de profiter de la vitesse. Nous prenons bientôt de l’altitude et la sensation de vitesse finit par disparaître. Le pilote me rend les commandes. C'est à moi de jouer. Je suis stupéfait de découvrir avec quelle facilité l'avion se pilote. Les commandes sont ultra simples à prendre en main. Nous culminons à 600 m d'altitude, ce qui devrait permettre de profiter de la vue, d'autant que le temps est au beau fixe. Mais je suis trop concentré sur le pilotage, et notamment le fait de conserver notre assiette, pour prêter attention à la vue. Soudain, mon co-pilote me prévient que le moment est venu de prendre le chemin du retour. J'étais si concentré que je n'ai pas vu le temps passer. Vingt minutes, c'est décidément très court ! Petit moment de stress à la descente, lorsque le paysage se rapproche et que la sensation de vitesse est à nouveau présente. L'appareil descend un peu trop vite à mon goût. Mais quelques secondes plus tard, le petit Cessna 150 a retrouvé sa place sur le parking. Mission réussie. Cette expérience surprenante m'a beaucoup plu et j'envisage même de passer ma licence de pilote dans un avenir proche. Le pilote m'a signalé qu'on peut l'obtenir avant même de pouvoir passer le permis voiture. Et emmener ma petite femme en promenade en altitude ne serait pas pour me déplaire. Retrouvez plus de renseignements sur l'organisateur de cette expérience de ce baptême de l'air en avion à Bondues.

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19 octobre 2017

Le mythe du bon coup au lit

"Beauté, argent, pouvoir et célébrité, d'accord. Mais le sexe!? Comment peux-tu dire que c'est une illusion du bonheur ?". Voilà une réaction fréquente quand je parle de mon nouveau livre, Le bonheur sans illusions, où je mène l'enquête sur les bases d'un bonheur durable. Mes interlocuteurs ont raison de s'étonner: qui pourrait nier que le sexe est une source de plaisir – l'une des rares, en plus, qui soit accessible quel que soit le niveau de vie? Même la recherche scientifique a montré que le sexe peut rendre heureux... jusqu'à un certain point toutefois: une fois par semaine - au-delà, la fréquence des rapports n'a plus d'effet sur le niveau de bonheur. Alors, pourquoi traiter du sexe parmi les illusions du bonheur? Tout simplement parce que le sexe offre un exemple très fort de la différence entre bonheur et plaisir, et des risques que peut comporter une course effrénée aux plaisirs. En matière de sexe, la quête de performances peut vite prendre le dessus. Etre "un bon coup" devient le graal: "Si seulement j'étais James Bond/Sharon Stone au lit, je serais clairement plus heureux"! Mais qu'est-ce que c'est, au juste, "être bon" au lit? Cela fait-il le bonheur? Dans un environnement baigné de culture pornographique, il devient de plus en plus difficile d'identifier ce à quoi aspirent vraiment les hommes et les femmes. Rappelons que presque 70 % des jeunes Français apprennent le sexe à travers la pornographie, et que plus de 60% d'entre eux essaient de reproduire les scènes filmées - dont 88% contiennent de la violence physique. A l'échelle mondiale, une recherche sur cinq sur les mobiles a trait à la pornographie. Ajoutons les fantasmes véhiculés par les super-productions hollywoodiennes, de Neuf Semaines et demi à Eyes wide shut en passant par le désormais cultissime 50 Shades of Grey, qui finissent par devenir des "figures imposées". Résultat? Les jeunes sont de plus en plus angoissés de ne pas être "à la hauteur" de ces références-là. 45% des hommes déclarent vouloir un sexe plus grand – alors même qu'en réalité, 85% des femmes se disent tout à fait satisfaites de la taille du sexe de leur partenaire. Un grand nombre de jeunes hommes pensent aussi que la durée de l'acte sexuel est d'une heure – alors que dans "la vraie vie", un rapport dure en moyenne 5,6 minutes. Du côté des femmes, 70% aimeraient avoir de plus gros seins - quand seulement 20% des hommes aimeraient que leur femme retouche ses seins*. Maintenant, que désirent réellement les gens au lit? Interrogées sur la question dans de nombreuses enquêtes, les femmes parlent d'un homme qui fait attention à elles et qui prend son temps pour découvrir leurs corps. Les hommes, eux, évoquent une femme qui aime son corps, quelles qu'en soient les formes, et qui aime se faire plaisir. Et une grande étude menée par la marque de préservatifs Durex confirme que le mot le plus important dans les relations sexuelles est, à l'unanimité pour les hommes et les femmes... le respect! Ce gap radical entre fantasmes et réalité, entre sexe et sentiment, aide-t-il à poser les bases d'un bonheur durable? On en doute: le sexe est souvent instrumentalisé, et la soif de performance nourrit complexes, dépression, sentiment de solitude ou d'incapacité. Alors, quelle solution pour un "sexe heureux"? A mon sens, la prise de conscience et l'éducation avant tout. Les Danois par exemple ont décidé d'enseigner la sexualité sans tabous, y compris en montrant des films pornographiques – justement pour inviter les jeunes à bien faire la différence entre illusions et réalités. Cette approche décomplexée repose sur une philosophie de vie fondée sur la confiance, la liberté d'être soi-même, donc de parler de sa sexualité, de ses fantasmes, le moment voulu. C'est aussi l'esprit de ce livre: investiguer, de façon très documentée, sur ces cinq ingrédients que la société nous a habitué à considérer comme des raccourcis faciles vers le bonheur -– beauté, argent, célébrité, pouvoir et sexe, afin d'identifier les bonnes batailles à mener pour être heureux. Oui, le sexe peut être une grande source de plaisir. Mais l'accumulation de plaisirs – par définition fugaces, peut-elle construire un bonheur durable? Ne risque-t-on pas d'en devenir esclave? Peut-on fonder sa féminité ou sa virilité sur un nombre de conquêtes ou de positions? Oui, une vie sexuelle épanouie, assumée et active participe au bonheur... à condition qu'elle rime avec respect et sincérité. Comme me confiait un ami, "C'est quand je suis tombé amoureux que j'ai compris la différence entre le sexe en soi, et faire l'amour avec une femme qui est tout pour moi."

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